Yuga Labs a conclu un accord avec les artistes Ryder Ripps et Jeremy Cahen. Cela met fin à un long litige juridique concernant l'utilisation de la marque Bored Ape Yacht Club [BAYC] dans des collections NFT rivales.
L'accord résout une affaire qui a été suivie de près dans l'industrie des NFT, centrée sur la question de savoir si des collections dérivées présentées comme des critiques artistiques peuvent utiliser une marque NFT établie sans violer le droit des marques.
L'accord impose des restrictions étendues sur l'utilisation de BAYC
Les dépôts judiciaires montrent que l'accord comprend une injonction permanente stipulée qui impose des limites importantes aux activités des défendeurs.
Selon les termes, Ripps et Cahen sont définitivement interdits d'utiliser les marques liées à BAYC, y compris les noms, logos et marques associées, en relation avec tous biens ou services.
Cela s'applique aux NFT, sites web, comptes de réseaux sociaux et autres produits numériques ou physiques.
Les restrictions s'étendent également à la collection RR/BAYC elle-même, interdisant toute frappe NFT supplémentaire, commercialisation, vente ou promotion des NFT, ainsi que la perception de redevances qui y sont liées.
L'écosystème RR/BAYC effectivement fermé
Dans le cadre de l'accord, les défendeurs doivent transférer tous les NFT RR/BAYC restants, les noms de domaine associés et les actifs connexes à Yuga Labs dans un délai défini.
L'accord accorde également à Yuga Labs le contrôle sur l'infrastructure clé, y compris les smart contracts, les sites web et les comptes de réseaux sociaux liés à la collection.
De plus, les défendeurs sont tenus de supprimer le contenu en ligne existant qui fait référence à la marque BAYC et de certifier leur conformité avec l'injonction.
Ensemble, ces mesures démantèlent effectivement l'écosystème RR/BAYC et empêchent toute activité future liée au projet.
L'affaire se clôture avant un éventuel procès
Le procès, déposé en 2022, accusait les défendeurs de contrefaçon de marque et de cybersquattage après le lancement de la collection RR/BAYC, qui réutilisait des images des NFT BAYC originaux.
L'affaire avait progressé à travers plusieurs étapes juridiques, y compris un appel qui préparait le terrain pour un éventuel procès. Cependant, les deux parties ont maintenant confirmé qu'elles sont parvenues à un accord pour résoudre toutes les réclamations.
Les conditions financières de l'accord n'ont pas été divulguées.
Ce que cela signifie pour les NFT et l'application de la propriété intellectuelle
Bien que l'affaire se termine sans verdict final du jury, le résultat renforce la manière dont les droits de propriété intellectuelle sont appliqués dans l'espace des NFT.
La portée de l'injonction suggère que les collections NFT peuvent être traitées comme des biens commerciaux soumis aux protections traditionnelles des marques, même lorsqu'elles sont déployées via une infrastructure décentralisée.
Cela met également en évidence les limites de l'utilisation d'un cadrage artistique ou satirique lorsque les projets s'appuient sur une marque reconnaissable qui pourrait créer une confusion chez les consommateurs.
Plus largement, l'accord démontre que les tribunaux sont prêts à reconnaître et à faire appliquer le contrôle sur l'infrastructure liée aux NFT, y compris les smart contracts et les actifs numériques associés.
Résumé final
- L'accord impose une interdiction générale sur les NFT RR/BAYC, renforçant les protections des marques pour les marques NFT établies.
- Bien qu'il ne s'agisse pas d'une décision judiciaire définitive, le résultat signale une application plus stricte des droits de propriété intellectuelle dans les écosystèmes NFT.
Source: https://ambcrypto.com/yuga-labs-settles-with-ryder-ripps-secures-sweeping-ban-on-rr-bayc-nfts/








