Un nouveau conflit a émergé entre l'industrie crypto et la sénatrice Elizabeth Warren concernant l'approbation de chartes de banques fiduciaires fédérales pour plusieurs grandes entreprises d'actifs numériques, dont Ripple.
Le débat a débuté après que Warren a envoyé une lettre au Bureau du contrôleur de la monnaie (OCC), soulevant des inquiétudes quant au fait que les chartes fiduciaires récemment approuvées pourraient ne pas être conformes à la loi nationale sur les banques. Ses critiques visaient des entreprises axées sur la crypto telles que Ripple, Circle, Paxos, BitGo, Coinbase et Fidelity Digital Assets, qui ont soit reçu des approbations conditionnelles, soit cherchent à obtenir le statut de banque fiduciaire réglementée au niveau fédéral.
Warren a soutenu que ces entreprises semblent exercer des activités similaires à celles des banques traditionnelles sans être soumises aux mêmes normes réglementaires. Elle a également remis en question le fait que certaines entreprises aient accéléré leurs demandes de charte à la suite de l'adoption du GENIUS Act, qui a établi un cadre fédéral pour les émetteurs de stablecoin.
L'industrie Crypto défend la décision de l'OCC
Le secteur crypto a réagi rapidement. Crypto Dyl News a mis en avant la demande signalée de Warren à Ripple de fournir des documents confidentiels liés à sa demande de charte, arguant que cette démarche est intervenue après que l'OCC avait déjà rendu sa décision. La publication affirmait que l'approbation de Ripple constitue une étape importante vers l'intégration de l'entreprise et de son écosystème XRP dans le système financier américain.
Le soutien est également venu de The Digital Chamber, une organisation de défense de la crypto représentant plus de 250 acteurs du secteur. Dans une lettre adressée au contrôleur de l'OCC Jonathan Gould, le PDG Cody Carbone a défendu les actions du régulateur, arguant que l'interprétation par Warren de la législation bancaire méconnaît l'autorité de longue date de l'OCC à émettre des chartes de banques fiduciaires.
Carbone a en outre noté que le Congrès a récemment créé une voie réglementaire pour les émetteurs de stablecoin via le GENIUS Act. Il a soutenu qu'il serait contradictoire d'établir un tel cadre tout en empêchant l'OCC d'accorder des chartes aux entreprises ayant l'intention d'opérer dans ce cadre.
Ce que signifie la charte de Ripple
Les chartes fiduciaires recherchées par des entreprises comme Ripple diffèrent considérablement des licences bancaires traditionnelles. Bien qu'elles permettraient aux entreprises de conserver les actifs des clients sous supervision fédérale, elles ne leur permettraient pas d'accepter des dépôts ou d'accorder des prêts comme les banques commerciales.
Pour Ripple, l'obtention d'une telle charte pourrait renforcer sa position au sein du système financier américain tout en apportant une supervision réglementaire accrue à ses services et à ses opérations liées aux stablecoins. Ce différend souligne le débat plus large sur la manière dont les entreprises d'actifs numériques devraient s'intégrer dans le paysage financier américain en mutation.







